Parole en marche
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Pour vous, femmes, hommes, qui avez été victimes d'inceste, la première parole est toujours difficile...

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comment à Orléans l'église écoute les victimes d'abus isilda le 26-03-2016 14:23:00  


Pour Valérie, "nous essayons d'offrir un lieu sécurisé. Quand le pape parle des églises comme des "maisons sûres", ça ne veut rien dire: non, rien n'est sûr dans ces lieux pour moi, sauf dans cette équipe. Là, je reconstruis ma relation à Dieu, et aussi, très doucement, ma relation avec l'église, ma confiance en elle. Il y a quelque chose de détruis en moi: je ne sais pas si j'appartiens à l'église. Nous sommes allés voir le film Spotlight avec l'équipe, des amis, des couples...j'ai eu alors le sentiment d'être "dans" l'église. Cela passe par des tout petits lieus tissés et on ne peut pas tisser une trame avec un seul bonhomme, fût-t-il évêque."
De mission pour l'évêque, le mandat devient mission d'église, remarque le père Marc: "l'église, ce n'est pas seulement l'évêque. Peut-être Est-ce bien que la réponse soit diocésaine, en lien les uns avec les autres." Pourtant l'initiative semble dépendre, certes de la volonté, mais aussi du caractère de l'évêque.
"j'ai eu beaucoup de chance de tomber sur quelqu'un qui a eu le cœur fendu à l'écoute de mes paroles. Mais ça ne doit pas s'arrêter là: tous les évêques doivent se préparer, si quelqu'un vient les trouver, à ne pas ouvrir seulement la porte: ils doivent se sentir prêt à avoir le cœur fendu."

SUITE...



comment à Orléans l'église écoute les victimes d'abus isilda le 26-03-2016 14:37:00  


Aujourd'hui, malgré le nombre restreint de demandes, la cellule est convaincue d'être utile: "il faut avouer qu'on a peu communiqué sur notre numéro (mail et tèl) pour l'instant", dit en rougissant le père marc. Mais ça va changer: des affiches vont être installées au fond de chaque église du diocèse dans les jours qui viennent. Chacun se sent prêt:
"la demande actuelle est celle d'une reconnaissance des faits, réaliser que cela a eu lieu et que c'est grave, que l'église a fait des erreurs, (rappelle Fabien). Une victime qui vient voir l'évêque, l'église, si elle ne sent pas qu'il est touché par ce qu'elle dit, si elle ne sent pas qu'il croit ce qu'elle dit: c'est une souffrance supplémentaire, on retraumatise la personne." " Ceux qui arriveront seront peut-être en grande colères, il faut que ça sorte" (insiste Valérie.

Article de Sophie Lebrum








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