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l'automutilation est elle une addiction?  l'automutilation bernard le 29-11-2014 21:10:00  


Je reviens d'un colloque et l'un des intervenants nous a parlé de l'expérience d'Olds & Milner (1954) prouvant un cycle du plaisir (chez le rat). Le rat appuyant sur une pédale activait une électrode dans le cerveau (au bon endroit), le rat se procurant du plaisir, ceci pouvant le conduire à un épuisement total pouvant le faire mourir... C'est ce que l'on pourrait appeler une addiction mortelle.

Ce cycle n'est pas encore compris scientifiquement, mais c'est plutôt un constat.
Ce cycle appelé "mécanisme de récompense" existe également pour la souffrance (dans le plaisir du marathonien par ex).

Des études sur les drogues et l'addiction aux drogues démontrent l'existence de mécanismes similaires mais sur des zones cérébrales légèrement différentes.

Depuis il a été mis en évidence que l'absence testostérone (voire peut être d’oestrogène ??) bloquait ce "mécanisme de récompense", et l'on peut faire le rapprochement avec la libido. (ce qui va dans le sens que la prise de la pilule chez la femme réduit la libido, réduisant la sécrétion d'oestrogènes et de testostérone, mais sujet très mal étudié scientifiquement et mal vu car cela va à l'encontre de la pilule contraceptive...).

Ma question est liée à l'automutilation : d'après votre expérience personnelle peut-on ou non lier les "pulsions" d'automutilation au cycle menstruel de la femme. La prise de pilule par votre expérience peut-elle jouer un rôle dans ces pulsions? Certaines ici ayant parlé de "besoins" et de libération après s'être mutilée.

Cette question n'est pas facile, je ne voudrais pas réduire nos envies sexuelles à juste un problème hormonale, même si l'on sait que ces hormones sont importantes dans le ressenti du plaisir, et de la libido. Si cette question soulève une souffrance pour vous, n'hésitez pas à le dire.

 :-*  :-*  :-*

bernard



Bernard  l'automutilation bernard le 30-11-2014 12:11:00  


merci mad,

Les processus "chimique" sont compliqués, et le soulagement ou le contrôle que tu expliques sont déjà des informations intéressante et vont bien dans le sens qu'un système hormonale est en action.

Il y a des comparaisons possible avec les souffrances du marathonien comme je le citais plus haut, ou avec l'effet du manque qu'exprime les drogués.

Je pense que ce type de témoignage peut aider les psychiatre à comprendre et peut être qu'un jour la science trouvera une molécule pour soulager ce besoin de mutilation.

 :-*  :-*  :-*
Bernard







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