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Je ne savais pas (07/10/2010) x2 Opale le 14-06-2012 20:33:00  


Aujourd'hui en 2012 je ne m'en sens plus coupable mais je veux informer.

"" Je ne savais pas qu'il existait l'enfer des sens, dans l'indécence, je ne savais pas qu'on pouvait torturer un corps en lui faisant subir le plaisir, je ne savais pas qu'on pouvait injecter une drogue en caressant un corps, je ne savais pas qu'un simple attouchement pouvait faire partir le corps dans le néant, je ne savais pas, je ne savais pas, que c'était un orgasme, je ne savais pas alors que poétiquement ça s'appelle la petite mort, je ne savais pas non, je ne savais pas que je partais vers un point de non retour, je ne savais pas qu'on peut tuer une âme en lui donnant du plaisir, je ne savais pas qu'un jour plus tard j'en crèverai de douleur d'avoir trouvé ça agréable, je ne savais pas que ça faisait si peur ce soi-disant plaisir, je ne savais pas l'horreur d'un voyage sans retour, je ne savais pas que les adultes s'offraient cet opium en cadeau, je ne savais pas non, je voudrais mourir d'avoir ressenti ça, je voudrais mourir de me souvenir de mon corps, me souvenir de l'enfer, me souvenir du faux paradis, me souvenir du 7ème ciel de la mort, me souvenir me souvenir de mes soupirs, me souvenir de ses questions, me souvenir de mes réponses...
Je voudrais m'arracher la peau, m'arracher le coeur, m'arracher chaque centimètre de moi qui a vécu la jouissance ignoble...

Je voudrais vomir ce plaisir insupportable, je voudrais vomir cette drogue dans les veines, je voudrais vider mon sang de la perversité qui a coulé en lui, je voudrais tout effacer, je voudrais détruire mon cerveau qui a été violé jusque dans sa production d'hormones. Je ne savais pas, je ne savais pas , que sous ses doigts j'allais mourir, je ne savais pas, que sous ses doigts j'allais gémir, je ne savais pas que désormais j'allais tellement le regretter, que désormais tout est gravé. Mal à mon corps, honte de mon corps, je ne peux pas accepter, ni me pardonner et je voudrais être une autre, un autre corps, pure, sans souillure, sans luxure, un corps armure qui ne sent rien, un corps à qui l'on ne fait pas du bien. Je ne savais pas qu'on en meurt de ce plaisir là."







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